dimanche 13 août 2017

« La force tranquille »





9 08 C’est encore puissant en ce moment ! La nausée dès le matin, la sensation d’être fatiguée alors que j’ai dormi près de huit heures, des rêves nombreux dont il me reste quelques images fortes comme un magnifique arc en ciel, témoignent d’un travail de nettoyage en profondeur. 
J’évite de lire des messages spirituels et me plonge dans l’action spontanée, au gré des envies. Les prévisions énergétiques, les messages d’êtres de lumière tout cela maintient dans l’attente, dans la sphère du mental. 
Or la confiance en soi et le bien-être résultent de l’unité intérieure, de la capacité à être à l’écoute de son intuition, de son ressenti, aligné à ce désir de pacification et d’unification.

Je marche pied nu quand je reviens du jardin, depuis quelques jours, par instinct, comme si cela m’ancrait dans la réalité du moment et participait à l’équilibre. Et j’en ai bien besoin parce que je perds la notion du temps et j’ai la sensation d’être ailleurs. En ce sens, être présent à ce que je ressens et suivre l’élan du moment me ramène sur terre si on peut dire.
La sensation que tout s’accélère est visible au jardin où tout semble déjà en fin de cycle. 

Hier soir, en sortant la chienne vers minuit, j’ai entendu des râles suspects et j’ai éclaté de rire. Là encore, c’est le signe que j’ai lâché pas mal de croyances et conditionnements liés à la sexualité, que l’énergie n’est plus figée dans le carcan de la peur ou de la culpabilité. Avant, j’aurais été gênée, j’aurais fait semblant de ne pas entendre mais là, je n’ai pas pu m’empêcher de rire franchement.


Il y a tant de tabous et de préjugés autour de la sexualité ! Tellement de peur, de culpabilité, de désirs frustrés. Ces pulsions sont parfois si intenses et surtout incontrôlables que nous avons essayé de contraindre l’énergie de la sexualité, de l’emprisonner dans des cadres institutionnels tels que le mariage. 

Encore imprégné de croyances religieuses, nous envisageons la sexualité comme quelque chose dont il faut se méfier. Le désir est suspect, l’acte par lui-même est tabou, il est trop animal et pourtant, c’est le moyen choisi par la source pour manifester le vivant. 

Quand on envisage les choses sous l’angle énergétique, on voit que l’énergie sexuelle est l’énergie de vie, de la source, son essence en mouvement qui cherche à créer par nature. Le désir est le moteur de toute action. 

En libérant les croyances, les peurs et la culpabilité, en cessant d’enfermer l’énergie dans des concepts conventionnels, la fluidité s’installe, les étiquettes tombent. 
L’innocence de l’enfant guéri en nous apporte son regard sain et revigorant sur cette question de la sexualité qui apparait comme énergie de vie, de désir, motivation à être, agir. 
Lorsqu’il n’y a plus de blocages à l’intérieur du mental, de l’émotionnel, l’énergie qui s’écoule librement sort de tous les cadres prédéfinis et nous sommes remplis de désirs. 
Le seul désir d’être et de créer en se laissant guider par le cœur, l’élan de l’instant qui en est l’expression naturelle. 

Savoir utiliser cette énergie au quotidien, apprendre à instaurer en soi la fluidité par le lâcher prise, la neutralité qu’offre le recul sur ce qui est, c’est être capable de créer sa vie selon ses aspirations véritables. C’est être autonome affectivement, libéré de la peur de ce qu’on appelle l’animal en soi. 




Nous avons peur de nos ombres, de nos pulsions, de ce que nous croyons ne pas pouvoir contrôler mais quand on cesse de juger ce que nous sommes et ce qui nous traverse, quand on ose regarder en face nos pensées, nos émotions, celles qui nourrissent les croyances séculaires, tout s’apaise et apparait dans sa pureté, sa simplicité enfantine, innocente.

Les peurs sont des illusions ou des voix du passé, des conditionnements mais en même temps, ce sont des énergies bien utiles parce que chaque peur nous ramène à l’intérieur, dans l’équilibre que le cœur assume continuellement, par nature.

J’ai écouté un roman de Lovecraft hier et bien que cela parle de magie noire, j’ai été épatée de ne pas me sentir apeurée, déstabilisée, et de pouvoir l’écouter jusqu’à, la fin avec intérêt. Le fait de pouvoir observer, ressentir avec objectivité ce qui se manifeste en moi, m’aguerrit. J’étais incapable d’écouter ce genre de récit avant, sans éprouver un malaise, sans me sentir envahie par la peur. Et je m’en écartais augmentant encore la peur de la peur, la peur de sentir des émotions que je qualifiais de mauvaises. Je sentais l'intensité des égrégores qui s'attachaient à moi par effet de résonance et j'étais encore plus impressionnée. En lâchant cette notion duelle de bien et de mal, l'influence des égrégores n'est plus aussi forte.

Ce que je retiens de ces romans du siècle dit des lumières simplement parce que l’école a été ouverte au plus grand nombre sans tenir compte de la position familiale, sociale, c’est le pouvoir des croyances basées sur la notion de dualité.
Le sens de l’honneur n’était que la capacité à ce conformer aux conventions sociales empruntes de jugement et fortement influencé par la morale religieuse.

Maintenant on peut dire que tout va dans tous les sens, qu’il n’y a plus de morale, de limites, que tout est excessif mais il y a du bon en cela puisqu’on fait voler en éclat les anciens conditionnements liés à la naissance, à la race, au genre.

Je reviens sur ma réaction hilare face aux ébats de mes voisins parce que j’ai rit à cause de l’intonation de ces jeunes. Leurs voix étaient l’expression de l’ignorance, de l’adolescent qui est porté par son instinct animal et qui joue avec quelque chose qui le dépasse, qu’il croit maitriser. Cela manquait de cœur, de sentiment, de conscience et leur intonation en témoignait. 
J’ai ri aussi de ne pas me sentir troublée, de sentir que j’avais fait la paix avec cette question qui amène tant de spéculations, de frustrations, de déviance et d’outrance.

Ce n’est pas évident de se libérer de tous les conditionnements et croyances du monde et encore moins de ceux de la religion, de la pseudo spiritualité. Mais quand on le fait, la sensation de paix et de liberté qui s’installe peu à peu dans ce détachement, ce dépouillement, est sublime !   

On a cru qu’en contrôlant la vie en nous, on serait parfaits, évolués, sages mais cela a engendré toutes sortes de souffrances tout en nous éloignant de notre vraie nature, de notre authenticité, de l’unité. Et par-dessus tout de la puissance de la source intérieure qui est paix, harmonie, fluidité, joie.

Rien de nouveau en théorie depuis que je gribouille sur ce blog mais c’est à l’intérieur que cela se vit et se réalise. L’intuition, le cœur sait ces choses depuis toujours et à ce sujet, autant qu’au sujet de l’amour, là encore, un grand dépouillement est nécessaire. 




L’intuition est un sens qui réunit les autres et apparait dans l’alignement des corps. C’est une forme de langage pulsionnel, électrique et magnétique, ondulatoire que le cœur est à même de capter et de transmettre simultanément au cerveau.

On a élaboré toutes sortes de théories à propos de cette faculté qui très souvent est associée au pouvoir de lire l’avenir. Selon  mon expérience et ma vision, c’est la capacité à sentir ce qui est juste pour soi-même dans l’instant. Puis concernant l’avenir, nous le créons au présent selon la vibration que nous émanons. Ce n’est pas tant dans la forme, par nos actes automatiques, mais plus dans la fréquence vibratoire que le futur se détermine.
Dans l’observation neutre on apprend à reconnaitre l’intuition, la sensation juste dans le moment présent, l’élan approprié. Qu’il soit motivé par la peur ou par l’amour, il est de toute façon nécessaire à notre évolution. 

En prenant du recul on voit si c’est une peur et en la reconnaissant, elle se dissipe. 
Cette aptitude qui devient une habitude nous permet de reconnaitre et d’abandonner les stratégies de survie, de devenir plus lucide et confiant. Ce genre d’assurance qui vient de l’équilibre psycho-émotionnel qu’on pourrait appeler la force tranquille.

Maintenant, je ressens des fortes démangeaisons aux yeux et des douleurs au crâne qui apparaissent et disparaissent aussitôt. J’ai eu cette sensation de brûlures, ces démangeaisons aux yeux lorsque je parlais avec ma mère au téléphone la dernière fois qu’on s’est appelées. Mais comme c’est aussi venu et reparti assez rapidement, je n’y ai pas fait plus attention que cela. 
Plutôt que de me demander pourquoi j’ai ces symptômes bizarres, j’en ai profité pour parler avec mon âme, pour lui confier mes soucis du moment et pour apaiser ainsi le mental. C’est une drôle de sensation de mal être sans raison apparente et je me suis contentée de poser la question sans attendre de réponse, juste pour que cela sorte, pour que l’énergie circule librement. 

Il est vrai que depuis quelques jours la chute importante de température bien que cela me convienne puisque je préfère la fraicheur, le ciel constamment voilé, les courtes et brèves apparitions du soleil ont un effet mélancolique. Une ambiance triste et sombre qui affecte probablement mon humeur.

Je n’ai pas de motivation, pas d’envie et quelques bouffées de chaleur se manifestent de temps en temps. Je ne m’affole pas puisque j’associe cela aux harmonisations énergétiques, à ce qui semble être un ajustement de fréquence. 

Dans ces moments là, je me félicite de savoir comment calmer le mental et de ne m’attacher à rien. Avec du recul, je vois combien je suis plus calme et détachée et pourtant rien de spécialement positif ne se profile à l’horizon. Je suis plus en  confiance mais ça n’est pas lié aux situations présentes ni à l’avenir, cela tient uniquement à cette capacité à lâcher prise, à revenir au moment présent.

Je suis déjà contente de ne plus fuir ce que je ressens et de lâcher le jugement, la notion de bien et de mal sans douter que ce soit la juste voie. Cela élimine le doute radicalement. 
Les termes sont limités pour exprimer ce qui est ressenti et cela semble logique puisque nous sommes composés de tellement d’éléments, d’énergie sans cesse en mouvement, de dimensions si différentes dans leur nature, leur texture et pourtant tout cela cohabite et s’harmonise à merveille.

En fait ce ne sont pas les termes qui manquent mais le fait qu’ils soient tous attachés à des concepts et des croyances qui les enferment et les relie aux égrégores correspondants. 
Je mesure l’ampleur de ces conditionnements, de ces croyances enfin de ces préjugés qui forment autant de masses énergétiques plus ou moins denses, plus ou moins stables. 




Cela fait beaucoup de bien de lâcher les étiquettes et d’appréhender les choses avec un nouveau regard ou du moins de se contenter d’observer, de ressentir sans chercher à nommer ou à comprendre. 
Si on considère les égrégores que l’humain à formé depuis le début de sa création, si on compare les croyances et la conscience collective à diverses époques, on va voir qu’elles sont intimement reliées. 

Plus on était dans la crainte de dieu, dépendant de l’interprétation des curés et plus on voyait la vie comme une fatalité cruelle espérant quitter ce monde afin d’accéder au paradis. Toute la vie des gens étaient conditionnée par la peur du jugement dernier et on devait se sacrifier toute sa vie pour espérer être admis auprès de dieu et de ses anges. 
On se conformait aux lois des hommes sensés représenter dieu et on agissait comme des moutons soumis, des serfs esclaves de leurs maitres. 

Et ça n’a pas vraiment changé mais l’origine de tout cela, c’est encore l’ignorance de ce que nous sommes en vérité. Je dis bien en vérité parce que lorsqu’on parle du divin intérieur, notre vision est encore très imprégnée de croyances superstitieuses. 
Et tant qu’on ne choisit pas de devenir responsable de ce qu’on ressent, on aura toujours l’impression d’être soumis à une autorité. 

La seule autorité qui soit, c’est la nature, la vie, cette pulsion qui nous traverse et sur laquelle nous n’avons pas d’emprise. Nous avons lutté contre elle mais maintenant nous comprenons que c’est en agissant en accord avec elle que tout est facilité, fluide et sans danger. 
L’hypersensibilité permet de capter les égrégores et d’en sentir la densité. Je le constate en écoutant les romans et le fait que je m’ouvre aux auteurs de récits fantastiques, que je puisse aussi écouter des romans réalistes (à petite dose quand même, lol) sans en être profondément affectée est le signe indéniable de l’équilibre émotionnel qui s’installe. 
C’est un atout formidable qui témoigne de la libération des addictions qui se rapproche. 
Je n’ai plus du tout la même attitude face à cela même s’il demeure des reproches. 
Quand je repère ces pensées, je les confie à la source et je peux sentir une nette amélioration de mon état d’être, tant mental qu’émotionnel.

Le message au sujet de l’honnêteté que j’ai publié hier est encore synchrone parce que je peux revisiter les croyances à ce sujet dans l’écoute des romans d’autrefois. La notion d’honnêteté a été associée aux conventions sociales, à la conformité aux rôles prédéfinis, aux attentes et au mérite mais cela commence en soi, dans la capacité à se regarder en toute transparence avec sincérité, objectivité.

Les nausées recommencent, ça déménage!
Selon la perspective énergétique et la nature de l’énergie, des lois d’attraction, de résonance, il semble logique de penser qu’une addiction nous relie aux égrégores et aux êtres dans la même situation, la même fréquence de manque. 
Cela peut paraitre effrayant vu le nombre de personnes qui en souffrent sur terre mais ça expliquerait l’intensité de l’attachement à ces produits. 

Ce qui est encourageant c’est le fait de savoir que ce sont les pensées inconscientes de manque et les émotions, les énergies correspondantes qui les attirent et les nourrissent dans cette résonance. 
Cela veut dire qu’en portant la lumière de la conscience sur ces pensées émotions, en cessant la lutte, en changeant donc la vibration, le lien avec les masses d’égrégores se rompt de lui-même. 
Cela peut sembler bien compliqué mais dans une perspective neutre et selon la nature de l’énergie, selon le ressenti aussi, au-delà de la peur et des croyances superstitieuses, c’est assez clair et simple. 




Je parle de plus en plus de superstitions parce que c’est la charge négative d’une croyance ou une croyance dictée par la peur, extrêmement polarisée et donc intense dans sa forme énergétique. Le terme négatif n’est pas le bon parce qu’une superstition dite positive est aussi un leurre, une interprétation polarisée de la réalité, l’expression d’une attente et la perte de souveraineté d’un individu. 

12 08 Il y a comme de l’électricité dans l’air, une excitation inhabituelle qui se manifeste à l’intérieur. Alors je me centre dans la paix du cœur…L’occasion d’observer ou plutôt de ressentir les égrégores, leur intensité.

13 08 Ce matin, ce sont les vertiges qui me font penser à revenir au centre, à prendre un temps de pause, quelques secondes pour juste laisser passer ce qui me traverse. 
C’est tellement apaisant de savoir par expérience que le seul fait de se centrer dans le vide, vide dans le sens de laisser passer ces énergies, de ne pas argumenter, commenter, de juste observer sans s’attacher à ce qu’on voit, sent, pense, que maintenant, chaque mouvement me fait sourire.
Quel changement profond ! En changeant simplement la perspective, en se décalant de quelques millimètres de la sensation, de la pensée, en revenant à l’idée que tout est parfait, orchestré d’en haut, la paix demeure. Quelle force que de pouvoir se détacher de tous ces mouvements intérieurs et extérieurs. Comment se dépouillement me rend toute légère!


Si vous souhaitez partager ce texte, merci d’en respecter l’intégralité, l’auteure et la source ; Lydia, du blog : « Journal de bord d’un humain divin comme tout le monde » ou http://lydiouze.blogspot.fr

2 commentaires:

  1. Bravo. Vraiment. Et merci , merci pour vos textes, votre sincérité, qui peut être sans le vouloir aident et ont un effet miroir salvateur sur beaucoup de gens .

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    1. Merci,
      C'est une des raisons d'être de ce blog, témoigner de la force de la transparence, de l'authenticité même si comme pour toutes choses, c'est en soi qu'il est bon de le vivre avant tout.
      Il est temps de tomber les masques ;-)

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